Romans

La Vivaldi > Serge Peker

vivaldi-1cEditeur : M.E.O.

Livre : ICI

Placée à la maison de retraite des Arpèges, une vieille dame vit d’infimes événements, cocasses ou pathétiques, mais tous aussi intenses. Elle a laissé son nom à la porte de cet établissement et pris celui de la chambre qu’elle occupe, devenant ainsi pour tous et pour elle-même « la Vivaldi ». Au fil de multiples sensations ou de situations incongrues, elle interpelle le « tu » de sa jeunesse revisitée par fragments. Du « je » de son vécu aux Arpèges au « tu » de son enfance dans le quartier de Belleville et de la jeune fille juive réfugiée en zone libre, la Vivaldi traverse un espace-temps créé par le seul cheminement de son monologue intérieur..

5-5Un voyage entre passé et présent, un voyage parfois troublant, mais qui m’a émue.

la Vivaldi c’est, à la base, le nom d’une chambre dans une maison de retraite, mais par facilité les infirmières donnent les noms de chambres à leurs patients eux-mêmes. Nous croisons donc la Vivaldi, la Puccini, la Strauss, … Bien que je trouve ce point assez impersonnel, c’est vrai que c’est peut-être plus simple pour elles, mais les personnes n’y perdent-elles pas leurs personnalité ?

Par bribes de souvenirs, la Vivaldi nous conte sa vie, son enfance, on en vient à s’attacher à cette petite fille devenue âgée qui se retrouve dans cette maison de retraite. D’un autre côté, nous nous attachons différemment à cette vielle dame et à la petite fille qu’elle était.

Certaines scènes se passant dans la maison de retraite sont teintées d’humour, comme celle du chausson par exemple, qui se retrouve on ne sait comment sous elle alors qu’elle est assise et cherche d’ailleurs ce maudit chausson droit.

Ce livre, je l’ai ressenti comme un journal intime que cette fameuse Vivaldi nous livrerait, un condensé de souvenirs qui se mélangent à son présent et où elle voient défiler les familles, les enfants qui courrent dans les couloirs, les blouses blanches.

J’en suis venue à me demander si j’arriverais à me souvenire d’autant de chose lorsque j’atteindrai un âge avancé. On a beau ne pas vouloir oublier, nous ne sommes pas à l’abri.

Si je devais trouver un qualificatif pour la plume de l’auteur, ainsi que pour ce livre, mon choix serait très simple, je vous dirais que ce mot est « authentique », ou encore « sans chichis ». Une écriture simple et fluide qui se lit comme nous dégustons une friandise que l’on adore, une gourmandise que l’on savoure, tout simplement.

Merci aux éditions M.E.O pour leur confiance.

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