Romans

L’Homme maigre > Xavier Otzi

couv-homme-maigre-252x350Editeur : Editions Luciférines

Livre : ICI

Hybride mi-homme mi-bête, Djool dissimule sa nature et vit dans la solitude d’un cimetière de campagne. Quand il ne creuse pas la terre, il explore les plaisirs de la surface, joue du blues sur sa guitare, s’autorise des virées à Lyon, se passionne pour la télévision, découvre la saveur des aliments cuisinés. Sa vie bascule le jour où il croise la route de Konrad, un taxidermiste maniaque à la recherche d’une dépouille humaine pour composer sa plus belle chimère. Convaincu d’avoir trouvé un ami, Djool lui révèle ses souffrances et Konrad lui promet d’y mettre un terme. En échange, il doit l’aider à voler un corps.

Xavier Otzi livre un récit aussi poétique que sombre, un thriller cryptozoologique où le fantastique émerge dans un univers urbain très réaliste. L’Homme maigre est un conte moderne, celui d’un individu rejeté par la ville qui, tenu en marge comme la créature de Frankenstein, cherche sa place en interrogeant notre part d’animalité.

4-5Avec ce livre, je découvre non seulement un auteur, mais également un éditeur. Eh oui, j’avoue, c’est mon baptême aux éditions Luciférines dont je ne connaissais que le nom. Honte à moi, je sais 😦

Voici donc mon avis sur cette découverte ☺

Dès le départ, nous sommes plongés dans une ambiance étrange en regardant la couverture. Ensuite, on lit le résumé, et là on a l’impression de déjà vu (du moins moi je l’ai eue). Et pourtant, lorsque l’on débute la lecture, on comprend très vite que cet effet de déjà vu est loin d’être vrai, bien au contraire.

L’auteur a réussi à se consruire un univers bien à lui, un univers que l’on pourrait croire très sombre en regardant la couverture. C’est vrai que c’est sombre, mais pas autant que je le pensais au départ.

Nous avons un mélange de thriller avec une dose d’espérance, d’égoïsme, de timidité, de bizarrerie. le tout savamment mélange, qui nous fait penser à de la littérature dite « classique », j’entends par là que certains aspects nous font remonter vers « Frankenstein ». La cruauté et l’incompréhension des hommes face à ce qu’ils ne connaissent pas, l’inconnu fait peur, c’est un fait avéré. D’un autre côté, l’homme aime profiter des faiblesses des autres, ce que veut faire Konrad avec Djool. Tout ce que cet homme voit, c’est ce que pourrait lui apporter Djool de par ses occupations dans un cimetière.

Sous la fiction, on y voit comme un air de réalité, une réalité sur ce qu’est l’homme.

Ce fut au final une bien jolie découverte pour moi que je vous conseille de lire vous aussi sans hésiter.

Merci à Babélio pour cette masse critique ainsi qu’aux éditions Luciférines pour l’envoi de ce livre.

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