L’extrait du Jeudi – Rendez-vous à Central Park > Sarah Morgan

1496949174100

Aujourd’hui je vous propose de découvrir un extrait de [Rendez-vous à Central park], le second opus de la saga [Coup de foudre à Manhattan] de Sarah Morgan paru aux éditions Harlequin dans la collection &H.

-Ce n’est pas un toit-terrasse, c’est une rôtissoire, murmura-t-elle d’une voix faible. Je pourrais essayer de faire cuire un œuf par terre sur les lattes en teck.

-Et si tu retirais une couche de vêtements, plutôt ?

Sa voix rauque glissa comme une caresse sur la peau de Frankie. Interdite, elle leva les yeux vers lui dans un sursaut.

A quel jeu jouait-il, tout à coup ? C’était Matt, bon sang. Matt. Et il lui suggérait… de se déshabiller ? Non seulement elle était hors de sa zone de confort, mais elle avait carrément l’impression de se balancer au-dessus du vide, accrochée du bout des doigts à l’extrême bord de la falaise.

-Non merci, ça ira. Expose-moi ton projet, plutôt. J’ai jeté un coup d’oeil sur les plans de plantation de Victoria. Ils ont été très bien pensés. Je vais me conformer à ses idées de base et juste ajouter deux ou trois initiatives personnelles. Qu’as-tu prévu comme mobilier ? Des sièges ?

Les autres femmes jouaient au jeu subtil de la séduction. Elle, elle dissertait sur l’ameublement – parlait pour ne rien dire, en somme. Le torrent continu de ses mots détonnait par rapport au silence attentif de Matt.

C’était comme s’il attendait qu’elle en dise trop – qu’elle se trahisse.

Et d’un coup la sensation bizarre fut de retour : une vibration continue dans sa poitrine. Sa peau était hyper sensible, comme si toutes ses terminaisons nerveuses sortaient d’un trop long sommeil.

-J’ai juste prévu trois bancs en rondins.

La voix calme et posée de Matt offrait un contraste frappant avec sa propre agitation fébrile.

-Ils devraient se fondre de façon harmonieuse dans l’ensemble, expliqua-t-il. Et, comme ils sont très lourds, il n’y aura rien à craindre du vent.

-Ça me paraît pas mal, en effet. Tu comptes les fabriquer toi-même ? Tu sais faire tant de choses de tes mains ! Et…

Elle se tut d’un coup et rugit.

-Je pensais au bricolage, bien sûr. Et pas du tout à…à d’autres usages.

Quelle horreur ! Mais qu’est-ce qui lui prenait ? Cela ne lui ressemblait pas de divaguer comme ça. Le rire discret de Matt fut la goutte d’eau qui déborder le vase. Elle se couvrit les yeux avec les mains.

-Non, arrête. Je ne sais pas faire.

-Pas faire quoi ?

Sans cesser de rire, il lui prit les mains pour dégager son visage.

-Qu’est-ce que tu ne sais pas faire, ma belle ?

De ses doigts émanait une impression de force, de chaleur. Pouvait-il sentir que son pouls battait comme sous l’effet d’une fièvre ?

-Soutenir ce genre de conversation !

-Qu’est-ce qu’elle a de spéciale, notre conversation ?

-Je dis tout de travers tout le temps.

-Avec moi, il n’y a rien que tu puisses dire « de travers ».

Il se tut un instant pour scruter ses traits.

-Et d’ailleurs tu as raison. Je sais faire plein de choses de mes mains.

Parlait-il encore de sièges en rondins ou faisait-il allusion à autre chose ? Elle n’en avait aucune idée. Mais, si la seconde option s’avérait, cela signifiait que…

Sa tête se mit à tourner.

Elle se leva, les joues en feu, l’estomac et la langue noués…


A la semaine prochaine pour un nouvel extrait d’une de mes futures lectures. 

Un commentaire fait toujours plaisir

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s