Erotique·Romans

Outrage > Maryssa Rachel

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ÉditeurHugo & Cie

CollectionRoman

Date de sortie : 17 août 2017

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Le roman de l’emprise. Le roman de l’injustice des sentiments. Le roman de l’amour qui s’enfuit.

 » L’amour, le seul, l’unique, celui dont on n’oubliera jamais le nom, porte les stigmates de nos plus terribles douleurs. « 

Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.


⚠️⚠️⚠️ Attention, cet ouvrage s’adresse à un public adulte et averti ! ⚠️⚠️⚠️

Je ne vais pas vous livrer une chronique classique concernant cet ouvrage, car ce n’est pas un roman comme les autres. Il se démarque de par son contenu outrageux et de par le message qu’il vise à transmettre. Il met en lumière l’injustice des sentiments, l’emprise et le déchirement amoureux. Son contenu à caractère pornographique est susceptible de heurter la sensibilité des lecteurs. 

Je vais commencer par vous livrer les mots de l’éditeur sur ce livre, ainsi que trois questions qui ont été posées à l’auteure. Ces outils nous sont transmis par l’éditeur et je trouve cela important de les partager avec vous qui avez envie d’acheter ce livre. Cela vous permettra de connaître les tenants et les aboutissants d’un tel ouvrage.

Le mot de l’éditeur :

Dans une vie d’éditeur, il est des textes qui vous marquent et vous « signent » pour toujours. Il en fut ainsi d’Histoire d’O de Pauline Réage pour Jean-Jacques Pauvert, de La Mort Propagande d’Hervé Guibert pour Régine Deforges ou de Baise-moi de Virginie Despentes pour Florent Massot…

Pour ma part, il y eut La femme de papier de Françoise Rey, Le Lien de Vanessa Duriès, Dolorosa soror de Florence Dugas et L’Orage de Régine Deforges. Tous ces textes ont été importants car ils ont marqué l’histoire d’une littérature. Ils ont balayé toutes les incertitudes et dessiné d’autres contours. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, et a contribué à renouveler un genre.

Outrage de Maryssa Rachel est l’un d’entre eux. Il s’inscrit dans la veine de ces textes qui vous remuent jusqu’aux tréfonds de vous-même et y déposent une empreinte qui, tel un tatouage, ne pourra jamais s’effacer. Et longtemps après, le livre refermé, perdurera l’écho de tout ce qu’il a provoqué en vous.

Outrage c’est le livre de la démesure amoureuse et de l’urgence sexuelle pour réparer les dégats de l’emprise. C’est le livre de la perte de contrôle et de l’abandon, du renoncement et de l’instinct de survie. Maryssa Rachel parle à nos sens, à notre animalité, dussions-nous en mourir.

Véritable « coup de boule littéraire », Outrage est destiné à devenir un classique.

Franck Spengler


Trois questions à Maryssa Rachel

*Pourquoi avoir écrit un roman qui met en scène l’injustice des sentiments, l’emprise et le déchirement amoureux ? 

L’emprise et le déchirement amoureux font partie de la vie ; plus authentiques, plus vrais que les histoires romantiques « il était une fois, une fois il était »… Qui n’a pas connu les amours toxiques, les amours tellement forts qu’ils en deviennent douloureux ?

Je m’aperçois qu’aujourd’hui on ne vante que le beau, que le fort, que les romances contes de fées à deux balles ; des histoires qui font rêver, histoires hypocrites à chialer… On en oublie le sincère, l’authentique, le vrai… J’ai écrit une histoire comme j’aurai voulu en lire.

*Y a-t-il une part autobiographique ? Ou vous êtes-vous inspirées d’expériences de proches ? 

Dire qu’Outrage est pure fiction serait totalement faux. Bien évidemment, je me suis inspirée de ce que j’ai pu vivre, en particulier la partie sur l’emprise amoureuse. J’ai connu, comme beaucoup, l’amour mortifère ; on se pense souvent unique à vivre ce genre de passion, et pourtant… En ce qui concerne les escapades sexuelles de Rose, dans la mesure où je ne suis pas novice et que j’ai fréquenté et fréquente toujours les milieux libertins, LGBT, BDSM, fetish, il m’a suffit de piocher dans quelques petites expériences que j’avais pu avoir…

Mais je me suis majoritairement basée sur les fantasmes des hommes et des femmes ; pas de ces fantasmes redondants et mielleux version « mmm, il était si beau dans son costume trois pièces, j’ai envie qu’il me prenne contre le mur, oh oui oh oui… », mais plutôt de ces fantasmes indécents, honteux, inavouables, de ceux qui donnent envie de vomir avant de faire « éclabousser » la jouissance sur les draps sentant l’assouplissant. Bref, j’ai écrit, une fois de plus, ce que j’avais envie de lire…

*A qui ce livre s’adresse-t-il ? 

Aux écorchés, aux mélancoliques, aux vicieux, aux pervers, aux petites bourgeoises coincées, aux salauds de première, aux amoureux, aux suicidaires, aux névrosés, aux étriqués, aux timides, aux extravertis, aux féministes, aux machos, aux Vanilles, aux Chocolats, aux ménagères impudiques, aux petites salopes lubriques, aux hommes mariés, aux intellectuels… bref, à tout le monde, à partir du moment où ils ont plus de dix-huit ans et qu’ils ont l’esprits ouverts.

Je n’écris pas pour faire rêver, ni pour offrir des histoires mielleuses à souhait, je crois que je ne sais pas faire ce genre d’histoires. J’ai du mal à brosser le lecteur dans le sens du poil, je préfère le provoquer, le chambouler, le perturber, le faire réagir… Je ne veux pas être étiquetée auteure érotique, mes écrits ne sont pas masturbatoires…


L’avis de Marlène

C’est bon, vous êtes toujours avec moi ? C’est le moment de vous faire part de mon avis sur Outrage, ce véritable phénomène littéraire. Avec cette couverture attrayante et ce résumé intriguant, je ne pouvais pas faire l’impasse sur ce livre. Il faut savoir que j’avais déjà lu un roman (Décousue) de cette auteure, je savais donc plus ou moins où je mettais les pieds, mais rien ne pouvait me préparer à ce que j’ai découvert au fil des pages.

Revenons sur la couverture, qui représente à merveille Rose, notre héroïne. La Rose est douce et piquante, le choix de la couverture est subtil, personnellement je la trouve très représentative de l’héroïne et de l’histoire, elle attire l’œil mais ne laisse pas du tout présager la nature du récit. Est-ce une bonne chose ? Je dirais oui et non. Oui, parce que cela aiguise la curiosité des lecteurs, non parce que ce livre ne doit pas se retrouver dans n’importe quelles mains. Le titre, Outrage, ne pouvait clairement pas être mieux choisi, concis et court, il marque, il fait cogiter… Allez-vous êtres outrés à la lecture de ce roman ? Oui, totalement oui ! La quatrième de couverture est assez explicite, le résumé est intriguant, à tel point que n’importe quel lecteur pourrait se jeter dessus sans réellement savoir dans quoi il s’embarque. A mon sens, ici il manque la présence d’avertissement sur le livre, surtout qu’il va sûrement se retrouver en librairie aux côtés de tout le flot de romances à la mode… Mais Outrage n’est pas une romance… Et je suis un peu horrifiée de me dire que le roman va être à la portée de tous les lecteurs, alors qu’il s’adresse à un lectorat plus âgé et plus à même d’apprécier la teneur de l’histoire. 

Ce roman est publié par les éditions Hugo & Cie, ne faites pas l’amalgame avec la collection Hugo new romance… Rien à voir. Outrage est un roman destiné à un public averti, le contenu hautement psychologique et sexuel pourrait heurter la sensibilité des lectrices. Le roman fait déjà beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux, et ce, avant même qu’il soit sorti. Mais n’est-ce pas là le but d’écrire un tel roman ? 

En terminant ce roman, j’étais figée. Statufiée par ce que j’ai lu. Dégoûtée par ce que je n’ai pas réussi à lire. Oui j’ai eu la nausée, je ne suis pas langue de bois, certaines scènes m’ont révulsée. Stimulée intellectuellement par la façon dont l’auteure nous a présenté l’emprise et le déchirement amoureux. Je garde tout de même un goût amer en bouche après mûre réflexion ! 

Rose, notre héroïne est un électron libre, indépendante, torturée, traumatisée par les abus qu’elle a subi dans sa jeunesse, elle s’est forgée une carapace. Elle fuit l’amour comme la peste, elle prend tout le reste. Le sexe, le plaisir, la perversité… Jusqu’au jour où elle va faire la connaissance d’Alex, un artiste, un mec tout aussi névrosé qu’elle. Mais pour lui, Rose voudrait changer. L’aimer exclusivement, mais Alex est le genre d’amour toxique qui détruit pour reconstruire sa partenaire. Alex va la briser, la façonner, l’aimer d’un amour malsain et destructeur. Mais Rose se retrouve dans le tourbillon d’une relation à sens unique. L’emprise psychologique qu’Alex a sur Rose est indéfinissable, mais cette relation la bouffe, l’étouffe et la bête rugit en elle… Et puis vient l’inévitable, la rupture, le déchirement et Rose n’a qu’une solution pour faire taire cette souffrance sourde qui la rend folle, elle va se raccrocher à son addiction au sexe… Noyer ce chagrin, cette brûlure qui la consume.

J’ai décidé de ne pas mettre de note à ce roman, comme je n’essaierai pas de le classifier. Car c’est un Objet Littéraire Non Identifié… On ne peut pas le réduire à une seule catégorie, car le récit est brut, animal et primitif. On dépasse la littérature érotique, car on franchit très souvent la frontière avec la pornographie. La plume de Maryssa Rachel est brute de décoffrage, n’espérez pas avoir des étoiles plein les yeux et des papillons dans le ventre, mais attention aux éclaboussures de fluides corporels en tout genre. L’histoire de Rose est sombre et déchirante. Cette héroïne m’a marquée et prise aux tripes, car tout le côté emprise psychologique est renforcé par le contenu sexuel du récit. Contenu hard, très hard. Attention, Maryssa Rachel ne prend pas de pincette, une bite est une bite et le vocabulaire est des plus cru et hard. Rose est une consommatrice, elle use et abuse de sa sexualité débridée, Rose n’a pas de limites… J’ai pu m’apercevoir que j’en avais, certaines scènes ont été une véritable épreuve, l’auteure m’a perdu avec la scène de zoophilie, à ce moment là je ne pensais pas qu’elle pourrait aller aussi loin, et pourtant elle l’a fait…

Le récit est assez bien construit, car l’auteure alterne le présent de Rose avec des chapitres qui nous permettent de comprendre sa descente aux enfers. Elle a su mettre en scène la violence des sentiments amoureux dans une relation toxique. L’auteure nous démontre que l’humain peut retrouver ses plus bas instincts, se complaire dans l’autodestruction, du moment que l’on étouffe sa souffrance. Les chapitres sont courts, ce qui imprime un rythme étourdissant au récit. On évolue avec Rose, on souffre avec elle, on est pris à partie de ce qu’elle va vivre aux côtés d’Alex. Cet homme que j’ai détesté mais que j’ai compris dans sa complexité. Alex est possessif, jaloux et il désire avoir les pleins pouvoirs sur Rose. La jalousie est un sentiment qui est très bien exploité dans le récit, pour en connaître quelque chose j’ai trouvé que l’auteure a su nous montre que la jalousie est la pire des sensations, et que ce sentiment est destructeur.

Le roman est divisé en deux parties. Si je pensais que la première partie était trash, et bien la seconde m’a démontré que le début était finalement très soft ^^ Dans la première partie, on vit le quotidien de Rose dans sa relation avec Alex. Ses contradictions, ses désirs et ses doutes, mais aussi sa souffrance qui grandit à mesure qu’elle essaye de trouver sa place dans cette relation toxique. La seconde partie est plus choquante encore, elle nous conduit à suivre Rose dans sa déchéance, oublier Alex dans les bras d’autant de partenaires sexuels qu’il faudra. Des vieux, des jeunes, des pervers, des femmes… Rose n’a pas de limites, elle prend tout ce qui vient… Du sexe trash, des pratiques épouvantables, j’avoue que j’ai survolé certaines scènes beaucoup trop hard pour moi, et pourtant j’ai une tolérance assez élevé en matière de sexualité, j’ai aussi l’esprit très ouvert, mais pas assez pour cautionner la zoophilie… Là ce fut la douche froide ! J’ai d’ailleurs fait une petite pause après ce passage que je n’ai pas lu dans son intégralité… Maryssa Rachel est allé trop loin dans le voyeurisme.

Maryssa Rachel ne cherche pas à faire rêver ses lecteurs, elle veut les marquer, les rendre malade, les choquer, les toucher… En ce qui me concerne elle a touché la lectrice qui aime lire au-delà des mots, qui aime comprendre le genre humain dans tous ces travers, dans l’animalité et la perversité. Ce genre d’ouvrages, de pratiques existent depuis la nuit des temps… Ne vous offusquez pas de voir fleurir ce genre de récit…

Mon sentiment n’est pas négatif sur ce roman, car j’ai aimé certains aspects, mais je me dois d’avertir les lecteurs, à mon sens il devrait se trouver en librairie spécialisée, là ça me gêne énormément de me dire que demain il pourra se trouver dans n’importe quelles mains… De jeunes lectrices ne peuvent pas se retrouver à lire ce genre de récit… Les lectrices de romances ne sont pas les cibles d’un tel récit, elles vont démonter le livre en n’y voyant là qu’une succession de scènes pornos hard… Mais derrière tout ce sexe, derrière toutes ces éclaboussures de sperme, se trouve des vérités… Sur l’hypocrisie, sur la société telle que nous la connaissons. Sur le mensonge et sur la complexité des sentiments amoureux.

Outrage n’est pas un livre que l’on décide de lire sur un coup de tête, si ce titre vous intéresse je vous invite à vous renseigner sur l’auteure, à explorer son univers et à ne pas juger si vous ne l’avez pas lu. Je sais de quoi je parle, je l’ai lu, j’ai aimé certains côtés, exécré d’autres. J’ai été outrée au plus profond de moi, me posant des questions existentielles. Comment on peut en arriver à ce stade d’autodestruction ? Comment peut-on aimer telles ou telles pratiques dégradantes ? Dégoûtantes ? Mais qui suis-je pour juger les goûts des autres ? Qui suis-je pour juger la façon dont les autres gèrent leurs souffrances ? Ici, encore il est question de tolérance et de contexte. La descente aux enfers de Rose, cette héroïne qui s’est construite dans la douleur. Maryssa Rachel est le porte parole de toutes les communautés dans lesquelles elle évolue. Son roman est le reflet d’un monde dont on ne soupçonne pas l’existence.

Donc, oui, j’ai lu ce livre et j’en ressors profondément retournée. Mon cerveau est encore en ébullition. J’ai été outrée par tous ces corps à corps malsains, par ces scènes porno. Mais n’était-ce pas le but ? Je pense que le pari est réussi pour l’auteure, elle a même failli me faire vomir, c’est pour dire que le roman m’a touché. Le style de l’auteure ne plaira pas à tout le monde, elle dresse son majeur face à la société qui souhaite nous convaincre qu’il faut rentrer dans le moule des convenances.

Maryssa Rachel met en lumière tout ce que personne n’ose afficher, nos travers, nos fantasmes malsains, c’est une généralité, ce roman est à lire en mettant vos préférences et vos a priori de côté. Je n’ai pas forcément toujours réussi à passer au-delà de mon dégoût, mais j’ai poursuivi ma lecture dans le but d’accompagner notre héroïne jusqu’au bout.

Enfin, la question finale ? Est-ce que je vous conseille la lecture de ce livre ?  Mon avis est assez flou concernant cet ouvrage, je reste sur la réserve quant au contenu, même si le côté psychologique rehausse l’ensemble. Ce livre plaira aux lecteurs avertis, sensibilisés au fait que ce roman n’a pas pour but de vous faire rêver, il a pour but de vous montrer toute l’emprise que l’amour peut avoir, mais c’est surtout une histoire de contexte, ici notre héroïne est déjà dans l’extrême et dans l’autodestruction, tout est amplifié, noirci par ces effusions de sexe. Un roman avec un contenu outrageux, hautement psychologique. J’ai relevé des passages très parlants, qui nous démontre que l’histoire ne se limite pas à la sexualité et aux travers de notre héroïne. Si vous vous sentez assez courageux pour braver l’histoire de Rose c’est que vous avez vraiment envie de découvrir ce que cache cette belle couverture. Maintenant si vous êtes prompts à juger, à dire « c’est de la merde », « c’est dégueulasse »… sans avoir une bonne argumentation derrière… et bien ne vous lancez pas… Pour les autres, en selle et on en parle. ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR !!!


Extrait

Alex s’approche de moi, il m’embrasse. Il me prend dans ses bras. Il me dit « tu me connais, jamais je ne me servirai de quoi que ce soit contre toi ». Lorsqu’il ne m’aimera plus, lorsqu’il me détestera, il déversera son fiel et il se servira de mes secrets pour m’anéantir. C’est toujours comme ça. L’Homme est gentil, avenant, il écoute et lorsque les choses ne vont pas dans son sens, il détruit. L’Homme est un destructeur. Je n’ai pas envie de trop m’étaler, j’ai besoin de silence. Alors je l’embrasse, alors je lui dis « je t’aime ».

Nous avons encore discuté puis, enfin, nous avons baisé. Tout devrait se régler sur l’oreiller, tels des bonobos en puissance, tous les maux s’effacent avec le sexe. Il me baise animal, il me baise sauvage. Son corps dans mon corps. Je pense à l’étrangeté. Je pense à l’étrangeté de son sexe dur comme un bâton qui transperce l’intérieur de ma cavité vaginale, molle comme du caramel mou, humide, douce comme du velours. Son sexe mouillé d’excitation pénètre mon ventre douloureux.

Deux sexes, les fluides se mélangent. L’amour coule des parties intimes.

Étrangeté de l’acte charnel. Les râles, les cris de jouissance. Le plaisir est donné par une petite partie du corps qu’on cache continuellement.

Merci aux éditions Hugo & Cie pour leur confiance. 

12 commentaires sur “Outrage > Maryssa Rachel

  1. Je ne lirai pas ce livre qui dépasse largement toutes mes convictions profondes, sexuelles et romantiques (oui, moi, le romantisme, j’y crois!), mais j’attendais ton avis avec grande impatience. Je me posais la question, comment allais-tu t’en sortir pour rendre une chronique passionnante, enivrante de ce roman. Je te tire mon chapeau ! Quel professionnalisme ! Quelle prise de conscience pour démêler le génie (pervers) de cette auteure, quelle profondeur de réflexion. Bref, quel hommage pour ses écrits. Il serait dommage qu’elle récolte des critiques négatives sur amazone, car celui qui lira ton avis ne pourra s’engager qu’en connaissance de cause ! Maintenant, j’espère que ce livre ne sera pas à la portée de tous sur une table de librairie et dans les rayons d’un supermarché ! Cependant, cela reste le travail de la maison d’édition. Je ne me sens pas proche dut tout de cette auteure qui touche aux convictions profondes de ma nature, mais à sa place, je serais très fière de ton avis. Tout mon respect Marlène.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire 🙂

      Il est clair que ce roman doit être lu par des lecteurs avisés. En percevoir le fond est très difficile, et je dois dire que je n’ai pas réussi à lire toutes les scènes de sexe, étant moi-même persuadée que l’amour, le vrai existe. J’ai dû me faire violence pour mettre mes préférences de côtés, dans un petit coin de ma tête pour avancer dans ce récit très noir. Pour livrer un avis impartial aux lecteurs qui nous suivent. Je ne peux pas cautionner la moitié des pratiques sexuelles de ce roman mais qui suis-je pour juger ce genre de choses ?

      Donc j’espère avoir réussi à avertir les lecteurs et comme toi, je ne souhaite pas que ce roman se retrouve entre les mains de jeunes lecteurs qui risquent d’être choqués à vie par le contenu de cet ouvrage.

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  2. Un livre qui fait polémique, un livre qui intrigue… Forcément !

    Alors d’abord, je tiens à te dire que je ne connaissais ni ton blog, ni tes chroniques, je le découvre grâce à ce livre justement. Je voulais en savoir davantage et je tombe ici… Et quelle surprise de voir enfin qui ne démonte pas ce livre sans l’avoir lu, ou en ayant lu qu’un extrait. Très franchement, je trouve que cette chronique est bien faite, tu as cherché, posé des questions, tu mets en lumière les raisons éditoriales grâce au point de vue de l’éditeur et celui de l’auteur et tu avertis en expliquant pourquoi. Tu fais la part des choses dans ce que tu dis, c’est de loin la meilleure chronique que j’ai pu lire. Personnellement, je n’ai pas encore lu ce livre et j’en ai l’envie, juste par curiosité. Je tenais simplement à te remercier pour ton travail que tu fais particulièrement bien 🙂

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    1. Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire. Effectivement, un roman qui va faire débat, qui va « outrer » les lecteurs… c’était le but de l’auteure…
      Ecrire une chronique sur un tel livre est un exercice difficile, car il y avait plusieurs choses que je voulais faire apparaître. Tout d’abord, l’avertissement, il est de ma responsabilité en tant qu’adulte, lectrice et blogueuse de mettre les lecteurs en garde. J’ai donné mon avis en respectant l’éditeur et l’auteure, en expliquant ce que j’ai ressenti, ce que j’ai perçu au travers de ce « voyeurisme » assumé par l’auteure…
      Faire du bashing sur les réseaux sociaux c’est assez facile en ayant lu que les extraits les plus dégradants. Bien sûr que je ne cautionne pas les pratiques sexuelles qui sont décrites dans ce roman, mais tout est dans le résumé, l’héroïne est accro au sexe et à l’alcool, elle est névrosée et a des pratiques sexuelles peu conventionnelles… Alors quand je lis des commentaires comme « dégradation de la femme… » ou « L’héroïne cautionne l’inceste »… non ce n’est pas traduit comme ça dans le livre… L’héroïne est déjà dans l’autodestruction, et elle s’y est mise toute seule, à cause de son histoire, à cause de façon d’exécrer l’amour… Il était important pour moi de donner mon avis en tout état de cause. J’ai été profondément choquée par certains aspects… Il y a certains passages que je n’ai même pas réussi à lire… et pourtant j’ai réussi à me faire un avis solide sur le fondement de cette histoire.

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  3. Salut,

    Je n’ai pas lu ce livre mais je suis tombée sur un extrait très perturbant ou l’héroïne à 7 ou 8 ans, est hyper sexualisée, consciente du sexe et l’attendant activement alors qu’elle y est forcée par son beau-père. Il s’agit donc de pédophilie, qui est présentée comme source de plaisir, ce que je trouve très dérangeant. Je n’ai rien contre un roman porno/zoophile etc… mais tu ne peux pas normaliser le viol.

    Et comme tu le dis un peu, le fait qu’il soit vendu sans avertissement, comme une simple romance me paraît pas pro du tout de la part de Hugo Roman.

    Aimé par 2 people

    1. Non a aucun moment je n’ai « normalisé » le viol. J’ai bien mentionné le manque d’avertissement et le contenu hors norme de l’ouvrage. Il faut vraiment le lire pour avoir un avis complet et objectif sur l’entièreté du récit qui ne se limite pas à la scène que tu as lu et qui m’a choquée au moins autant que toi.

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  4. Moi, je dis chapeau d’avoir réussi à lire et écrire une chronique construite sur ce titre. ( sans vomir xd ; -) )
    Je fais partie des « âmes sensibles ! » Donc je vais m’abstenir !
    Merci de nous avoir averti du contenu de cette histoire hors normes.

    Aimé par 1 personne

  5. Merci pour cette chronique. Je n’ai pas lu le livre, je n’ai pas vu la polémique hier, mais je ne supporte pas ce mauvais côté des réseaux sociaux qui fonctionnent exclusivement à l’émotion… fut-elle surjouée ou mal placée, et qui, si souvent, ouvre la polémique, comme tu le soulignes si bien, sans même avoir lu, écouté, vérifié l’objet sur lequel on s’enflamme. Alors, trouver quelques chroniques comme celle-ci, ou celle de BettieRose (par qui je suis arrivé ici) me rassure. On peut ne pas aimer, être critique – comme tu le fais -, sans immédiatement hurler au loup, à la censure, à l’autodafé. Bref, merci !

    Aimé par 1 personne

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