Extraits

L’extrait du jeudi – Rock me #1,5 : Le Crossover – Maya & Greg > Anna Wayne

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Je vous propose un extrait long de la nouvelle [Rock me #1,5 : Le Crossover – Maya & Greg] d’Anna Wayne paru chez City éditions dans la collection My Eden. 

« — Salut, les mecs. Je vous présente Maya. C’est la meilleure amie de Liv.
Je me suis tournée vers les personnes à qui il s’adressait et… arrêt sur image. Ou ralenti, comme dans les films. Nos yeux se sont croisés… ma petite culotte a fondu comme neige au soleil. Ce mec, assis devant moi, était plus chaud que la braise, plus bouillant que tous les hommes que j’ai rencontrés dans ma vie, réunis. Et j’en ai connu pas mal. Mon père travaille dans le milieu du cinéma, autant dire que j’ai fait la connaissance de presque toutes les stars montantes. Mais, lui… Pas une lui arrive à la cheville. D’ailleurs, il ne vient pas de la même planète, je pense.
J’ai dû avoir l’air d’une parfaite idiote, car tout le vocabulaire que je pouvais avoir s’était fait la malle. Il n’y avait plus que deux mots qui me venaient à l’esprit et, malgré mon état catatonique, j’avais vaguement conscience que je ne pouvais pas les dire à haute voix.
Prends-moi !
J’aurais parié que ses yeux me disaient oui tout de suite.
Si, pour moi, cet instant a paru durer plusieurs minutes, ce n’était pas le cas pour Oli.
— Maya, voici Will, celui avec les lunettes. Et le grincheux, c’est Greg.
Oli me tenant toujours la main droite, j’ai fait un vague signe de la gauche aux deux hommes. Will s’est levé pour me saluer. Quant à Greg… celui qui ferait la fortune de toutes les marques de lingerie à force de les détruire d’un simple regard, il s’est rembruni sans que je comprenne pourquoi. Juste une esquisse de signe de tête.
Comment le décrire… Il est plus grand que Will dont j’avais pu évaluer la taille lorsqu’il m’a fait la bise ce soir-là. Greg doit approcher du mètre quatre-vingt-dix. Il a les cheveux un peu décoiffés. Mais pas dans le style j’ai passé une heure à mettre du gel pour que ça tienne. Plutôt le genre je m’en fous pas mal. Ses yeux sont d’un bleu si clair qu’ils vous transpercent l’âme à chaque regard. Ses plugs aux oreilles et ses tatouages sur ses bras – j’aurais donné cher pour partir à la découverte de son corps pour en chercher d’autres – montrent qu’il ne veut pas se fondre dans le moule. Pour bien se le représenter, je ne dirais qu’une chose, c’est le genre de mec pour qui vous feriez n’importe quoi. Même un truc stupide comme vouloir qu’il vous prenne, n’importe où, n’importe quand, même si les coups d’un soir ne sont pas votre truc.
Mais ce soir-là il ne s’est rien passé. Strictement rien. Il m’aurait emmenée dans un couloir de la boîte, je n’aurais pas pu refuser. J’étais même à deux doigts de l’y traîner moi-même. Sauf que la seule chose que j’ai eue de lui, ce n’est pas un orgasme, mais un regard noir jusqu’à ce qu’il parte à peine trente minutes après notre arrivée.
Avais-je fait quelque chose de mal ? Pourtant, avant qu’Oli me présente, j’aurais juré qu’il avait lui aussi ressenti quelque chose. Mais rien. C’étaient probablement les effets de mon coup de foudre. Pas sentimental mais physique. Très physique.
Le reste de la nuit a été assez nul. Je ne pensais plus qu’à Greg. A sa façon de partir comme s’il était furieux. Contre moi ?
Les jours et les semaines suivantes, le peu de fois où je l’ai recroisé, c’était la même chose. Un vague signe de tête pour me saluer lorsqu’il n’avait pas le choix et une fuite dès que c’était possible. J’avais même le sentiment qu’il m’évitait. A un repas organisé par Liv, il n’est pas venu. Il avait une urgence d’après ce que j’ai compris. A d’autres occasions, il gardait une sorte de distance de sécurité.
Depuis notre première rencontre, j’ai souvent rêvé de Greg. Très souvent. Trop souvent. A chaque fois, c’est la même scène. Nous sommes dans une boîte de nuit. Cette fois, il n’y a pas Oli, ni Will. J’arrive sur la piste de danse et commence à onduler, quand je sens des mains, ses mains, qui se posent sur mes hanches, par-derrière. Il me retourne d’un geste vif, pour que je lui fasse face. Sans un mot, il passe sa main dans mes cheveux et s’en saisit d’un geste brusque et terriblement dominateur. Terriblement sexy. Je ne pense qu’à sa bouche, qu’à ses lèvres, que je veux sur moi. Sur mon corps. Il m’entraîne dans une des alcôves et, dans mon rêve, elles sont isolées du reste du club par des vitres sans teint. Et là… à l’écart de la foule… il me prend sauvagement sur la table.
A chaque fois je me réveille en sursaut, juste avant l’orgasme. Ça me fait rager de ne penser qu’à lui alors que je ne le connais pas. Nous n’avons jamais vraiment parlé, ni même été dans la même pièce plus de quelques minutes. Et en même temps je ne suis plus qu’une boule de frustration depuis tout ce temps. Même mon compagnon Bobby ne parvient pas à me soulager. Et dire que je vais devoir passer plusieurs jours dans la même villa que Greg… Comment vais-je m’en sortir ? »


Une nouvelle très sympa, je vous en parle rapidement sur le blog 🙂 

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